Eau dans les Bauges : depuis cinq ans, Grand Chambéry investit pour une gestion durable et équitable de la ressource

La France connaît en 2026 une sécheresse historique. Face à ces épisodes de plus en plus nombreux et intenses, et soumis à une augmentation de la population et des activités économiques ces dernières années, le massif des Bauges est confronté à une raréfaction de la ressource en eau.

Réservoir de Plainpalais

Réservoir de PlainpalaisThomas Cornardeau pour Grand Chambéry

Publié le 24 août 2026

Mis à jour le 24 août 2026

Temps de lecture : 5 minutes

Avant la réalisation de travaux d’ampleur en 2024/2025, ces épisodes avaient entraîné, des difficultés d'accès à la ressource en eau potable. Grand Chambéry avait dû approvisionner les réservoirs d’alimentation via des camions-citernes, car les captages des Bauges ne produisaient plus suffisamment d’eau sur certains secteurs.

Création d’ouvrages stratégiques d’interconnexion

Les communes des Bauges sont alimentées par des captages superficiels qui peuvent, en période de temps sec, ne plus produire suffisamment d’eau pour les besoins du territoire. Le réseau urbain est, quant à lui, alimenté par de l’eau puisée en profondeur dans les nappes de la cluse présente en quantité importante.
Pour sécuriser l’accès à cette ressource pour les différents usages (habitants, agriculture et éleveurs socio-professionnels), l’Agglomération de Grand Chambéry réalise, depuis plusieurs années, des travaux de protection de la ressource en eau potable et de sécurisation de sa distribution. Ces interventions permettent une gestion durable et équitable de la ressource sur le territoire.

Ainsi, plusieurs aménagements ont été effectués sur les Bauges :

  1. Une nouvelle connexion répartit automatiquement l'eau des sources vers trois réservoirs : la Magne (Saint-François-de-Sales), les Fontaines (Le Noyer) et Montagny (Arith), selon les besoins. Si une source manque d'eau, le système bascule vers une autre, évitant tout prélèvement excessif.
  2. La création sur la commune des Déserts du nouveau réservoir de Plainpalais et de son réseau de canalisations associé. Avec une capacité dix fois supérieure à l'ancien ouvrage (1 000 m³ contre 100 m³), il permet d’alimenter les Bauges depuis la vallée de Chambéry.
  3. La rénovation de la conduite des Chaudannes (datant de 1950). Les communes de Jarsy, La Compôte et Le Châtelard sont reliées par cette conduite. Sur ce linéaire, l'intervention de Grand Chambéry a permis de rénover 6,5 kilomètres de réseaux d'adduction, qui permettent d'amener l'eau du captage jusqu'au réseau de distribution, lui-même rénové sur 1,2 kilomètre. La reprise de cette conduite a permis de supprimer de nombreuses fuites, évitant ainsi le gaspillage de plusieurs mètres cubes d'eau.
  4. La création d'une nouvelle interconnexion entre les réseaux de la Motte-en-Bauges et de Lescheraines qui permet le secours depuis la conduite des Chaudannes.

Financement

Des travaux d’un montant de 8 275 000 € financés par : 

  • Grand Chambéry : 3 756 000 € HT 
  • L'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse : 4 459 000 € HT
  • Département de la Savoie : 60 000 € HT

Des ouvrages qui ont déjà fait leurs preuves

En été, lorsque le débit des sources est faible dans les communes précitées, l'apport depuis Saint-Jean-d'Arvey devient essentiel : il peut représenter jusqu'à 60 % de l'eau distribuée via le réservoir de Plainpalais et l’ensemble du réseau de canalisations qui a été mis en place.

Depuis sa mise en service en 2023, ce sont :

  • 90 000 m³ reçus en secours
  • 33 000 m³ en 2025
  • 15 000 m³ rien que sur juillet-août 2025
  • 11 000 m³ de juillet à mi-août 2026

Continuer de construire l’eau de demain

Depuis leur mise en service, les aménagements réalisés ces dernières années ont déjà prouvé leur efficacité.


Pour poursuivre sur cette voie, Grand Chambéry a engagé l'élaboration d'un nouveau schéma directeur de la ressource en eau dont l'objectif reste inchangé : préserver l’eau, pour les habitants comme pour les milieux naturels, et sécuriser durablement l'alimentation en eau potable. 

Les conclusions de cette étude, attendues en 2028, permettront de définir le programme de travaux à mener dans les prochaines années.