La relève de l’agriculture des Bauges

08/03/2021

Agriculture, espaces naturels

Il a toujours su qu’il deviendrait agriculteur. Installé à Lescheraines, Jean Lebert, 23 ans, valorise son lait à la fruitière du Coeur des Bauges qui fabrique la fameuse Tome.

Gilles Garofolin - Grand Chambéry

Se lever aux aurores tous les jours de la semaine pour la traite, c’est la vie qu’il a choisie. Gamin, Jean regardait passer les tracteurs à Arith, il allait faire les foins chez son voisin où il a découvert le monde des vaches.

Après quelques saisons d’été en alpage dans le Beaufortain et l’hiver à Valloire au damage des pistes, il décide… de prendre le taureau par les cornes. À 21 ans, il retourne une année sur les bancs de l’école pour obtenir un diplôme d’élevage puis il reprend le cheptel et le matériel d’un couple d’agriculteurs de Lescheraines parti à la retraite.

Les locaux, qui datent en partie de 1946, sont vétustes et il projette de construire un bâtiment d’exploitation moderne pour loger plus confortablement ses 30 vaches laitières – Abondance, Tarines et Montbéliardes – et 26 génisses. « j’ai perçu des aides, mais en contrepartie j’ai deux ans pour mettre mon exploitation aux normes », explique t- il. Jean porte son lait à la fruitière du Coeur des Bauges de Lescheraines, coopérative qui met en commun la production de 24 agriculteurs membres pour fabriquer l’AOC Tome des Bauges.

À la fin de l’année, ils se partagent le bénéfice de la vente des fromages. « On ne passe pas par des industriels, on produit nos fromages de A à Z, précise Jean. Avec les problèmes de main d’oeuvre que connaît l’agriculture, c’est important de mutualiser. »

Fin 2020, Jean s’est présenté à l’élection nationale Miss & Mister agricole. « Tous les ans, c’est l’événement parmi les agriculteurs sur les réseaux sociaux. J’ai créé un profil sur facebook pour récolter des likes. » Jean voulait mettre en avant son métier, montrer qu’il y a des jeunes motivés et qu’ils ont des idées. Il n’a pas été élu mais il a la satisfaction d’avoir fait parler des Bauges. « On a besoin de perpétuer notre image d’une agriculture de qualité, qui valorise des prairies naturelles, riche en biodiversité. C’est ce qui fait la typicité de nos fromages et c’est important à l’heure où on l’on parle de manger mieux et local. »

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